GSM: précautions d’usage

Par · 25 mai 2012


Autant les téléphones portables font désormais partie de notre quotidien, autant il reste des doutes quant à leur effet sur notre santé. Nous nous étions déjà penchés sur leur impact environnemental et sanitaire. On revient sur cette question suite à une parution récente…

 

C’est l’organisme de défense des consommateurs Test-Achats qui s’est penché sur cette question et publie les résultats de ses recherches et analyses dans son magazine de ce mois de mai. Test-Achats s’est penché sur l’effet des ondes émises par le GSM sur notre organisme, et en particulier notre cerveau.

On a beaucoup parlé du risque d’effet thermique du gsm. Il est vrai que les ondes émises par les GSM transmettent de l’énergie électromagnétique. Lorsqu’elle est absorbée par notre organisme, cette énergie se transforme en chaleur. C’est le premier risque auquel on a pensé avec la généralisation de l’usage des GSM, parce qu’on sait qu’avec une hausse de 1°C de la température du corps, on peut avoir des étourdissements, maux de tête, de la somnolence. Et que cela force le corps à mettre en route ses mécanismes de refroidissement. Mais sur ce point, Test-Achats se veut vraiment rassurant : l’effet thermique ne cause des dommages sur la santé que lorsque l’intensité des ondes est très élevée, ce qui n’est pas le cas pour les GSM.

Pourtant on parle parfois de risques de cancer liés aux ondes électromagnétiques des GSM… Certains scientifiques se sont inquiétés de l’effet de la concentration des radiations électromagnétiques à proximité du cerveau. L’Union européenne a d’ailleurs déterminé une norme limitative basée sur le débit d’absorption spécifique (DAS en français, cette norme est souvent appelée SAR pour specific absorption rate, en anglais). C’est un nom compliqué qui désigne la quantité d’énergie transmise par ondes et reçue par le corps, un indice exprimé en Watts par kilo. L’UE a fixé cette norme maximum admise à 2 W/kg, soit 50 fois moins que le seuil considéré comme dangereux par les scientifiques.

Cela veut dire que les GSM, puisqu’ils respectent cette norme, peuvent définitivement être considérés comme inoffensifs. C’est ce que Test-Achats a voulu vérifier en testant plusieurs situations avec 15 GSM différents et mesurant leurs émissions. Son premier constat se veut tout de même assez rassurant : « même dans le pire des cas, lorsque le gsm fonctionne à puissance maximale quand la couverture du réseau est très faible, aucun appareil n’atteint 0,5 W/kg, çad le quart de la norme… Mais Test-Achats souligne que cela vaut la peine aussi de tester les GSM dans des situations plus courantes, ce que ne font pas les fabricants qui testent uniquement la situation où le réseau est faible et le téléphone est à puissance maximale.

Ce que Test-Achats a constaté, c’est qu’un GSM qui émet un très faible indice SAR à puissance maximale lorsque la couverture est faible n’est pas forcément le meilleur et qu’il y a un risque que ce modèle émette plus d’ondes qu’un autre en utilisation normale. La valeur SAR donnée par les fabricants ne serait donc pas un chiffre utile pour faire le choix du meilleur gsm en terme d’exposition aux ondes.

Mais finalement, les GSM sont-ils cancérigènes, ou pas ?

On l’a dit, l’effet thermique des ondes des GSM est limité et ne provoque pas de risque. Par contre, les étude restent contradictoires concernant les autres risques liés notamment à un usage intensif du gsm. Les liens entre développement de cellules cancéreuses et l’usage des gsm ne sont en tout cas ni confirmés ni exclus à ce jour. Le CIRC (Centre international de recherche sur le cancer) a toutefois récemment officiellement considéré qu’un utilisation intensive du téléphone mobile pouvait engendrer un risque accru de cancer du cerveau, et a classé le téléphone mobile dans le groupe 2B, c’est à dire « peut-être cancérigène pour l’homme ».

Cela signifie qu’il faut rester prudent. On attend des études plus approfondies, et un recul aussi sur l’exposition cumulée des ondes électromagnétiques provenant de tous les appareils auxquels sont confrontés les jeunes générations depuis quelques années : car la grande nouveauté, c’est qu’on est aujourd’hui entouré d’appareils autres que les GSM (babyphone, micro-ones, wifi…) émettant des ondes à différentes doses dès le plus jeune âge, et qu’on ne connait pas l’effet de cette accumulation…

En attendant, le conseil supérieur de la santé conseille d’utiliser le GSM avec modération.

Test-Achats donne quelques conseils bien utiles pour cela : on retiendra notamment qu’il faut essayer d’éviter de laisser les tout-petits en contact avec des GSM, car leur système nerveux est encore en formation et donc plus sensibl. Pour les enfants plus grands, mieux vaut n’utiliser le portable que pour les appels indispensables. On préconise aussi d’utiliser une oreillette et de préférer les SMS car ils réduisent l’émission d’ondes du téléphone par rapport à un appel. On évitera de téléphoner avec un GSM en voiture ou même en train car le déplacement car à chaque recherche d’antenne relais, le téléphone émet à pleine puissante, et le niveau d’émission d’ondes est donc régulièrement plus élevé. On préférera aussi téléphoner dans des zones ou la réception est très bonne, et si la communication est mauvaise, mieux vaut l’abréger. Dernier s petits trucs : sachez que le rayonnement reçu par le corps est réduit à zéro lorsque le mobile est à 50 cm de celui-ci. Au minimum posez-votre gsm sur votre table de nuit pour dormir. Et puis attendez que la première sonnerie soit passée avant de coller votre GSM à votre oreille pour répondre, vous aurez ainsi éviter l’exposition la plus importante, celle du début de connexion au réseau !

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