Vous avez dit permaculture? Feuilleton Madame Nature 2/3

Par · 28 jan 2012

Pas besoin de suivre de longs cours ni de lire des briques sur la permaculture pour tenter d’ y convertir tout ou partie de son jardin : voici la liste des premiers pas du permaculteur en herbe !

-L’hiver est le bon moment pour s’y mettre ! C’est le temps des bilans de saison. Si l’on conseille pour se lancer dans la permaculture d’observer d’abord pendant un an son jardin, on peut s’y mettre dans un délai plus court, simplement en prenant note de ses caractéristiques de base : type de sol, ensoleillement, zones d’ombres ou d’humidité, végétaux qui s’y sont installés naturellement, plantes qui dépérissent ou au contraire qui s’épanouissent sur place…

-On se met au dessin : sur base de ces infos, on rêve son jardin et on le (re-)dessine. Tenez compte pour cela de vos envies mais aussi de vos disponibilités en temps. Pensez à placer près de la maison les zones dédiées aux plantes d’usage courant, comme les aromatiques.

-Constituez un micro-climat : placez des arbres en périphérie du jardin, et des haies pour délimiter ses différents espaces. Ces éléments installent un microclimat bénéfique en reproduisant un effet de lisière.

-Cultivez votre potager sur buttes : brocolis, salades, rhubarbes, choux, courgettes et fraises peuvent prendre place sur des buttes couvertes de paillage. Cette technique permet gagner de la place et de se faciliter la tâche.

-Du paillage entre les légumes : la matière organique, comme les tontes de pelouse nourrit les plants. Elle évite les évaporations d’eau, empêche les mauvaises herbes de pousser et permet de ne pas travailler le sol. Le paillage permanent rend les semis plus difficiles. Deux solutions : utiliser des graines protégées par un enrobage de poudre d’argile, ou planter des plants élevés en petits pots.

-Faites pousser des engrais verts : après les récoltes, ou sur les sols non couverts, les semis de plantes comme la phacélie protégeront le sol en hiver et au début du printemps. En se décomposant ensuite, la plante enrichira le sol.

-N’ayez plus peur des mauvais herbes : elles travaillent pour vous ! Grâce à leur racines qui pénètrent le sol, elles l’aèrent, l’ameublissent et l’enrichissent. Les sont aussi d’excellents indicateurs du type de sol… Lorsque les mauvaises herbes posent vraiment problème, faites d’abord jouer la concurrence d’autres plantes. Les couvre-sol végétaux ou le paillage prendront leur dessus. Si vous voulez les arracher, laissez-les ensuite sur place : si une mauvaise herbe a choisi d’habiter là, c’est qu’il y a une raison… En se décomposant, elle rééquilibre le sol !

-Compostez : cela permet de faire revenir à la terre ce qui en vient. Le compost, habituellement rejeté au fond du jardin, peut être rendu plus attractif, par exemple lorsqu’on y fait pousser directement des potirons, ou lorsqu’il est bordé de grande consoude, une plante dont on peut utiliser les feuilles autant pour activer la décomposition des matières organiques que pour réaliser de délicieux beignets !

-Adoptez des poules : elles font partie du système idéal du jardin en permaculture. Les déchets ménagers vont aux poules, ce qu’elles ne mangent pas va ensuite au compost.

-Créez des espaces variés :Les haies, mares et autres refuge permettent aux prédateurs des ravageurs de jouer leur rôle.Quelques branchages laissés en tas pour les hérissons, des petits fagots de bois pendus ci et là pour les insectes. C’est tout un art de vivre qui permet de vivre en synergie avec la nature.

- Pensez « jardin nourricier « : séparez les différents espaces par des haies et bosquets de petits fruitiers : framboisiers, groseilliers, noisetiers, pommiers… Tout ce que vous ne consommerez pas sera apprécié par les oiseaux et autres auxiliaires.

-Laissez faire le temps : rien ne presse ! Utilisez le temps en pratiquant la rotation des cultures et l’ association intelligente des cultures. Cela permettra à la population de ravageurs de rester sous le seuil de nuisance réel.

-Testez et partagez ! Chaque permaculteur peut développer son propre système. De nouveaux principes s’ajoutent ainsi au fil du temps à ceux qui font référence.

En savoir plus :

-découvrir le premier épisode de cette série sur la permaculture

-partager son expérience sur  le portail d’information sur la permaculture en zone francophone.

-le prochain épisode de ce feuilleton Madame Nature: les 4 principes de la permaculture, et ses bonnes adresses… A suivre bientôt sur le blog!

Ajouter un commentaire

*