La médecine naturelle en danger: info ou intox?

Par · 18 mar 2011

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Aujourd’hui, dans Nuwa (La Première), je faisais le point pour vous sur une pétition qui circule en ce moment sur internet à propos des plantes médicinales: il y est question de la menace que fait peser sur leur usage une directive européenne. Alors, info ou intox?

Pour ceux qui le souhaitent, le podcast radio est disponible ici… Mais pour les autres, le texte ci-dessous est encore plus complet, et sera peut-être amené à évoluer, car je compte continuer mes recherches.


Vous avez certainement reçu ce message alarmant ou disons même alarmiste. Il circule sur le web depuis le mois d’octobre 2010, et depuis cette semaine, crée le buzz en Belgique et en Europe, transmis à toute vitesse sur les réseaux sociaux. Cet appel à pétition annonce que l’Union Européenne et les multinationales veulent interdire les remèdes naturels.Cet appel semble émaner de l’ANH ou alliance pour la santé naturelle, et est relayé par divers sites et collectifs de citoyens… Sur le site www.defensemedecinenaturelle.eu, on trouve un message audio qui s’adresse aux internautes en ces termes : « Madame, Monsieur, imaginez votre enfant ou votre conjoint gravement malade… Il existe un remède naturel et sans danger ni effets secondaires, qui pourrait peut-être le guérir… Mais l’Union Européenne vous interdit de l’utiliser. (…) » Je ne continue pas jusqu’au bout (il suffit de faire une petite recherche sur le web pour trouver le texte intégral, mais je ne poste pas d’adresse pour ne pas faire de pub inutile à des blogs qui diffusent sans la contrôler ce type d’info), mais cela vous donne déjà le ton de cet appel qui du coup, fonctionne à merveille, puisque la pétition que ce site invite les internautes à signer compte désormais plus de 72952 signatures…On comprend qu’un message de ce type effraye beaucoup de monde. Mais est-ce qu’il est vrai que ces remèdes naturels sont menacés par la réglementation européenne ?

C’est ici que les choses se compliquent…Il y a toute une série d’éléments qui jettent le discrédit sur cet appel, ce qui pousse d’ailleurs certaines associations environnementales et personnalités du monde de l’herboristerie ou des médecines naturelles à se démarquer de celui-ci. On peut regretter tout d’abord le ton qui est pris dans ce message, et qui a des accents manipulateurs, et surtout les raccourcis dont le texte est truffé. Une des personnalités qui a réagi à ce texte est Thierry Thévenin, un Français, producteur de plantes, botaniste et enseignant qui se passionne depuis une vingtaine d’années pour la recherche, la pratique et la transmission des savoirs traditionnels et modernes autour des plantes sauvages alimentaires et médicales. Thierry Thevenin s’offusque notamment d’être cité contre son gré dans ce texte… Et sur le site web du Syndicat des simples, il analyse ce texte de façon intéressante.

Qu’est-ce qui ressort de ce décortiquage ?

Première rectification de taille qu’il effectue par rapport à ce texte : il est faux de dire que les plantes médicinales seront bientôt interdites en Europe. C’est la vente d’une plante en tant que médicinale (c’est à dire délivrée avec des indications thérapeutiques) qui sera interdite tant qu’on aura pas obtenu une AMM (autorisation de commercialisation) auprès de  The Committee on Herbal Medicinal Products (HMPC). Il s’agit de l’aboutissement effectif de la Directive N° 2004/24/CE du 31 mars 2004 relative aux plantes médicinales traditionnelle.

Donc, il est faux de dire que les préparations à base de plantes vont disparaître très prochainement ?

C’est faux. D’abord, la date butoire du 1er avril 2011, mentionnée dans l’appel à signer la pétition, est une date qui n’a pas lieu d’être mentionnée : la deadline pour la mise en oeuvre par les pays membres de cette directive sur les médicaments traditionnels à base de plantes (ou THMPD en jargon européen) est celle du 30 avril 2011. Et ensuite, au-delà de cette date, la vente de plantes qui n’ont pas obtenus d’autorisation de commercialisation restera possible sans indication thérapeutique… Chez nous en Belgique, elle est déjà d’application puisqu’elle a été transposée dans notre législation le 16 mai 2006.

En gros, ce que vous dites, c’est que les plantes peuvent être soit considérées comme des médicaments, et doivent donc obtenir une autorisation de vente en tant que telle, soit être considérées comme des aliments et compléments alimentaires ?

C’est exactement cela… Sur son site, la députée européenne Anne Delvaux, interpelée de nombreuses fois à propos de cette nouvelle directive rappelle que l’objectif de cette directive est « d’assurer aux Européens un ensemble de garanties car en 2004, de nombreux médicaments traditionnels à base de plantes ne répondaient pas au critère d’un usage médical bien établi avec une efficacité reconnue et un niveau acceptable de sécurité ». A ce sujet, on peut en effet se rappeler le scandale que firent dans les années nonante les cas d’insuffisance rénale sévère constatés chez un certain nombre de femmes ayant consommée des gélules à base de plantes chinoises. Ceci aussi fait partie de la réalité : on demande toujours plus de sécurité sanitaire, ce qui est bien légitime…

Mais alors pourquoi réagir lorsqu’une directive va en ce sens ?

Le problème, c’est que la procédure pour enregistrer une plante en tant que médicament est longue et coûte cher. Le texte de l’ANH cite le chiffre de 90 à 140 000 euros par plante. Thierry Thevenin ou Anne Delvaux ne citent pas de chiffres mais conviennent du fait que ce coût est important et peut représenter un obstacle pour les plus petites entreprises. Une autre députée européenne, Michèle Rivasi, qui tient tribune sur le site de Rue 89 et est très investie dans cette cause, estime quant à elle que le coût de la procédure d’enregistrement est d’au moins 60 000 euros par produit…

Tout le monde semble aussi s’accorder sur le fait que cette procédure dite « simplifiée » se révèle horriblement compliquée.

La définition du médicament traditionnel à base de plantes suppose comme préalable un usage depuis au moins trente ans, dont 15 au sein de l’Union européenne. Selon Thierry Thévenin,  il aura fallu près de deux ans de travail de plusieurs dizaines d’experts représentants des 27 pays – du  23/11/2005 au 07/09/07 – pour que la commission HMPC1 ( The Committee on Herbal Medicinal Products) reconnaisse aux graines de fenouil commun (Foeniculum vulgare L. ssp. ) ses indications de drogue antispasmodique expectorante ou digestive, indications connues depuis des siècles dans les cultures populaires euro-méditerranéennes et chinoises. Le cas de la feuille de vigne rouge (Vitis vinifera L. ssp.) aura pris 3 ans: entamé le 31 octobre 2007, il a aboutit seulement le 15 juillet 2010. A ce jour, la liste communautaire des plantes autorisées comprend 149 plantes sur les 600 envisagées initialement par la Commission. Le nombre d’espèces de plantes médicinales s’élève à 20 000 dans le monde.

Le vrai problème est donc un problème économique: ce ne sont pas les plantes médicinales mais les plus petits acteurs de la filière qui sont menacés, puisqu’ils n’ont pas les ressources comme de plus gros groupes pharmaceutiques peuvent en avoir pour faire homologuer ces remèdes. Pour Thierry Thevenin, la situation serait plus complexe : ce seraient en fait les gros distributeurs de compléments alimentaires qui crieraient au loup contre les gros distributeurs de l’industrie pharmaceutique, et les petits producteurs se trouveraient au milieu du front de la bataille de ces deux géants… Certains suspectent en effet l’ANH de n’être autre chose que le lobby de défense des industriels de la phytothérapie (et il est vrai que le marché des compléments alimentaires représente un marché florissant pour ne pas dire juteux). Il n’en reste pas moins que la directive crée aussi des discriminations autres que sur base financière. Comme il faut apporter des preuves écrites ou scientifiques de l’efficacité des remèdes, ce système met hors circuit toute une série de remèdes transmis par des cultures orales.

Tout cela ressemble à ce qui se passe autour de l’ortie en France.

Les plantes sont vraiment au coeur des intérêts financiers en ce moment. En France, ce sont les PNPP (préparations naturelles peu préoccupantes ) comme le purin d’ortie, qui ont déjà focalisé le même type de combats (voir le récit et l’état de choses actuel sur http://www.aspro-pnpp.org/, je compte faire le point prochainement sur ce thème particulier). Or, dans la guerre de l’ortie, en donnant une nuance juridique à l’ortie et au purin d’ortie, il semble qu’il y ait une tentative de criminaliser l’usage et la diffusion des savoirs relatifs aux plantes… Certains craignent que pour les plantes médicinales, on se dirige vers le même type de scénario. En fait, on est ici en face d’un problème qui apparaît pour d’autres ressources naturelles en ce moment: l’eau, les semences, l’ortie ou les plantes médicinales sont au coeur d’une lutte entre ceux qui souhaitent mettre un monopole commercial sur ces ressources, et ceux qui estiment qu’elles font partie d’un patrimoine universel… Dans son texte, Thierry Thévenin souligne d’ailleurs une faille importante de la Directive européenne en question, qui n’est pas citée dans le texte de l’ANH, et qui pourtant représente un problème crucial: il n’est nulle part question dans le processus de validation des ressources naturelles médicinales de leur disponibilité ni de leur durabilité, alors que la plupart des remèdes médicinaux à base de plantes sont encore en majorité issus d’une récolte sauvage…

Alors, finalement, que penser de cette pétition ?

Vous l’avez compris, le problème de cette pétition, c’est qu’elle est construite comme un texte de propagande. Il est dommage que ses effets d’annonce et ses raccourcis la discréditent, car la directive européenne en question semble représenter un risque pour les petits producteurs-herboristes qui sont aussi détenteurs d’un savoir et d’un savoir-faire, et qui en sont les premiers relais. Le seul mérite de cette pétition, c’est de faire parler de cette directive : il semble que le public se sente concerné par les médecines naturelles et leur devenir. Il est sans doute utile d’interpeller les politiques à ce sujet, mais en veillant à ce que cette interpellation ne soit pas récupérée par des groupes dont l’intérêt ne serait pas celui des consommateurs. Thierry Thevenin quant à lui a décidé de ne pas s’associer à cette pétition, il préfère agir pour que les savoirs et savoir-faire de l’usage des plantes médicinales se transmette et se perpétue au sein de la population… Nature et Progrès Belgique a fait aussi savoir cette semaine qu’elle ne soutenait pas cette pétition.

Mais il est vrai qu’autant on s’intéresse de plus en plus aux remèdes naturels, autant on est aujourd’hui démunis de savoir par rapport à leur usage… Mais cela revient en force. Il existe toute une série de plantes que l’on peut cultiver facilement chez soi dont chacune peut servir à plusieurs usages faciles et sans danger, moyennant quelques précautions. C’est une bonne façon aussi de participer à la pérennisation de l’usage de ces plantes… Il y a la chélidoine pour soigner les verrues, l’estragon et la menthe qui sont digestifs et anti-douleur, le thym, connu pour soigner les refroidissements, le calendula, comestible en salade mais que l’on peut utiliser pour soigner sa peau, la mélisse qui apaise les douleurs des règles… Une de mes plantes préférées est l’aneth, une ombellifère facile à cultiver, qui ressemble au fenouil. Ses qualités sont multiples : au jardin, elle protège les choux des pucerons, en les attirant en même temps que les chrysopes et les syrphes, des insectes auxiliaires qui se régalent de ces ravageurs ! Elle est amie de la laitue, de l’oignon, du concombre, de la carotte et du pois. Elle n’est pas favorable aux tomates… Mais c’est un de ses seuls défauts ! Outre sa saveur très appréciée en cuisine, point de vue santé, l’aneth comme le fenouil est une plante amie des bébés et jeunes mamans allaitantes, grâce à ses propriétés galactogènes et relaxantes. En infusion, l’aneth est excellent pour la digestion. On obtient le même résultat en mâchant quelques unes de ses graines, ce qui a aussi pour effet de rafraîchir l’haleine. Et enfin, elle peut être utilisée aussi en cosmétique : on utilise l’aneth en décoction pour fortifier les ongles. Mettez 2 cuillères à soupe bombées de graines d’aneth dans 200 ml d’eau et portez à ébullition puis laissez bouillir 5 minutes. Laissez ensuite infuser les graines durant le refroidissement du liquide, filtrez. Ce soin se conserve 8 jours au réfrigérateur. Trempez-y vos doigts quelques minutes chaque soir.

Toutes les plantes ne sont pas pour autant inoffensives: pas question de jouer aux apprentis sorciers. Si les plantes peuvent avoir des effets positifs sur la santé, elles peuvent aussi évidemment en avoir de négatifs. Je vous conseille à ce sujet deux lectures intéressantes qui vous permettront de choisir les bones plantes et leurs bons usages : « Mes bonnes plantes et mes bonnes herbes », Pierrette Nardo, Editions Rustica, 2008 ; et « Ces plantes qui nous veulent du bien » T I et II, Myriam Verlaet, Ed. Nature et Progrès Belgique. Je vous conseille aussi la lecture d’un livre passionnant qui vient de sortir aux éditions Ulmer : « Plantes interdites », une histoire des plantes politiquement incorrectes racontée par Jean-Michel Groult. C’est un ouvrage maggnifiquement documenté et illustré, qui plus est avec un certain humour, et qui retrace pour nous le destin de plantes à la réputation « sulfureuses » comme l’absinthe ou le cannabis, mais qui se penche aussi sur les plantes abortives, chamaniques, ou encore sur les plantes invasives ou les OGM… Saviez-vous que l’absinthe par exemple a été interdite non pas uniquement à cause de ses effets délétères, mais aussi à cause de la concurrence déloyale qu’elle causait aux producteurs de vin, confrontés à l’époque à la crise du phylloxéra ? Décidément, rien de très neuf sous le soleil, mais c’est une autre histoire…


Commentaires18 Comments

  1. DEPAIFVE dit :

    Bonjour,
    INFO ou Intox? ?
    Pour moi, béotien, peu de différence entre cet article et le message diffusé par http://www.defensemedecinenaturelle.eu. dont la date reprise est bien celle du 30 avril 2011 !
    Où est le « lobby » ? ? ?
    Je vais de ce pas voir le site
     » web du Syndicat des simples »
    et me procurer
    « Mes bonnes plantes et mes bonnes herbes », Pierrette Nardo, Editions Rustica, 2008 ;
    et « Ces plantes qui nous veulent du bien » T I et II, Myriam Verlaet, Ed. Nature et Progrès Belgique.
    ainsi que« Plantes interdites », par Jean-Michel Groult.
    Merci de vos commentaires.
    Cordialement,
    Félicien DEPAIFVE
    4020 Liège

  2. Colette dit :

    Merci pour ces éclairages!
    Ayant reçu cet appel un peu trop « hystrionique » à mon goût, j’ai farfouillé à la recherche de précisions et suis tombée entre autres sur votre blog…
    Parfait, du coup je le mets parmi mes favoris, y a plein de choses à picorer !!!
    Très bonne continuation,
    Colette (Lyon)

  3. Lise dit :

    Bonjour

    Ayant reçu le lien dont vous parlez, je me suis en effet beaucoup alarmée.
    Puis j’ai farfouillé sur le net, tombant sur des liens uk et usa concernant le Codex Alimentarius.
    Ainsi que vous le soulignez dans votre dernier paragraphe, on constate toujours les mêmes aspects: d’un coté des mesures présentées comme devant servir le monde, pour une meilleure sécurité alimentaire; de l’autre, une facette beaucoup plus effrayante, la volonté de préserver les énormes intérêts des grands groupes en leur ouvrant d’immenses part de marché, avec des procédés aptes à déboulonner les indépendances et la survivance d’alternatives ancestrales.
    Les peurs soulevées dans et par les hoax du genre de celui cité sont hélas fondées sur un constat bien réel: nous sommes face à des pouvoirs économiques qui tentent de canaliser nos modes de vie à leur bénéfice, comme des moutons. Mais ils oublient l’extraordinaire capacité de résistance de la société civile, qui, lorsqu’on la sort par la porte, rentre par la fenêtre avec une belle obstination. C’est dans nos gênes, cela aussi! Donc au-delà de l’effet « peur », rester vigilants tout en gardant confiance, curiosité et indépendance est plus constructif (et évite de se sentir manipulés de tous cotés…).
    Merci pour votre mise au point.
    Lise (Marseille)

  4. Nicole Van Dycke dit :

    encore faut-il clarifier ce qu’on entend par « indication d’usage médicinal » ? prenons une simple tisane à la verveine et fleur d’oranger , indiquée « sommeil paisible » : est-ce médicinal ou pas ? si on vend les simples sans indications , on pousse le commerçant à s’instaurer conseilleur /soigneur ,on retombe dans quelque chose de proscrit ;il y a donc ambiguïté dont je me méfie des conséquences sur le terrain .

    ne pensez-vous pas qu’en mettant son poids dans la balance du débat et en dénigrant cette pétition maladroite , Natagora sort de son rôle et amène de l’eau au moulin des intégristes de la médecine allopathique ?

  5. Vincent dit :

    Bonjour, dans mon cas, je me sens concerné car je consomme des préparations à base de plantes utilisées en médecine traditionnelle indienne ayurvédique. Cette médecine me convient parfaitement et est très précieuse pour moi, j’estime que c’est une qualité de vie de pouvoir choisir ses médicaments, je veux pouvoir avoir l’accès aux différentes médecines. Dans le cas ou cette directive me prive de cette liberté je dis INFO. et luttons contre ses lobbys pharmaceutiques. N’oublions pas que si ces produits à bases de plantes se vendent, c’est qu’elle répond à une demande.

    Dans tous les cas il me semble que signer cette pétition ne peut être que positive pour préserver les médecines traditionnelles, qu’elle soit info ou intox !!

    Merci pour cette espace de réflexion,

    Vincent (Bruxelles)

  6. Cécile dit :

    Bonjour

    Est ce qu’on pourait dire que la plante enregistrée et homologuée par une société X lui en donne le monopole ?

    merci par avance de votre réponse

  7. Hugo dit :

    ANH (Alliance for Natural Health) va bientôt lancer une pétition sur Avaaz. http://www.defensemedecinenaturelle.eu parle de ANH dans son message mais ne fait pas partie de cette organisation.
    L’important c’est de marquer son désaccord avec cette loi Européenne sans polémiquer sur le nombre de remèdes qui seront touchés. Le fait que l’industrie pharmaceutique aura le monopole des herbes est déjà une raison suffisante pour s’opposer contre cette loi.

  8. Benedicte dit :

    Je partage en plein la réponse de Vincent! Je signe ;-)

    Cette médecine me convient parfaitement et est très précieuse pour moi, j’estime que c’est une qualité de vie de pouvoir choisir ses médicaments, je veux pouvoir avoir l’accès aux différentes médecines. Dans le cas ou cette directive me prive de cette liberté je dis INFO. et luttons contre ses lobbys pharmaceutiques. N’oublions pas que si ces produits à bases de plantes se vendent, c’est qu’elle répond à une demande.

    Dans tous les cas il me semble que signer cette pétition ne peut être que positive pour préserver les médecines traditionnelles, qu’elle soit info ou intox !!

    Merci pour cette espace de réflexion,

  9. Julie dit :

    Enfin un bon article sur cette pétition !!! Je reste juste sur ma faim .. car, bien que cela ne fasse pas l’objet de votre article, je souhaiterais tellement que l’on traite plus souvent dans la presse/médias des enjeux colossaux que représentent les brevets que déposent les géants du secteur pharmaceutique et agro-alimentaires qui sont en train de s’approprier tout un savoir-faire et nous amener vers un monde où le libre-accès à la nature et à ses ressources gratuites et abondantes sera un souvenir lointain..En-effet, nous ne sommes pas dupes!!! Sous couvert de »nous vous protégeons d’avaler des médicaments toxiques à base de plantes médicinales » (mais, est-ce si fréquent??) nous voyons bien qu’il s’agit en fait de nous les géants mondiaux du commerce voulons empêcher tout un chacun de profiter de tout un pan de notre culture (car ce savoir sur les plantes médicinales, ces « remèdes de bonnes-femmes » c’est un pan de notre savoir culturel) et de l’accès gratuit à nos ressources naturelles

  10. Marie Raskin dit :

    En regardant les avis sur le web et votre article à propos de cette pétition, il m’est force de constater après réflexion que certains des arguments dont le coût d’agrégation pour la commercialisation de certaines plantes est farfelu. Créateur de produits naturels thérapeutiques aux USA, je délivre mes produits aux médecins et kinés belges et je n’ai jamais payé un seul centime à l’Europe lors de mon enregistrement de produits. J’ai seulement du retirer le sassafras de certains ( alors que le safrole est en vente libre en Urologie dans les cliniques belges) . J’ai ma foi une solution pour les fabricants belges qui veulent commercialiser leurs produits: Le web et la vente directe au particulier sous enveloppe . ( Un colis entraînerait la vérification des douanes) il appartient quand même au citoyen de choisir la médecine de son choix !
    J’ai toute l’industrie belge du corticoide sur le dos, cela ne m’empêche pas de créer un site et de commercialiser mes produits. J’estime que je suis beaucoup plus qualifiée scientifiquement parlant, qu’un politicien qui s’appuie sur des rumeurs ou touche des pots de vins sur le business de l’industrie pharma. il ne faut pas se leurrer, cela se passe ainsi .
    D’un autre côté, il faut dire qu’il y a en Belgique une flopée de charlatans, fabricants, sans licence ou des pharmaciens et herboristes qui font une tambouille « maison » dans leur cuisine perso, après avoir lu quelques livres ou participé à 2 séminaires sur la phyto ou l’aroma. J’ai réalisé pas mal de dossiers là dessus, il est curieux que le conseil de l’Europe en ai fait une généralité. Sans doute y a t’il quelque faussetés dans cette vidéo mais à l’heure actuelle, je n’ai pas eu le temps de tout vérifier. cependant, après mûre réflexion, comment une association peut elle se rendre en justice pour une décision qui sera seulement rendue le 30 avril ? Il y a quelque chose de nébuleux là dedans… C’est comme si, on manipulait les fabricants européens dans le but de leur faire cesser leurs entreprises, les décourager, quoi….

    Enfin pour conclure, si jamais toute cette histoire s’avère bien réelle, en totalité ou partiellement, je pense que dans ce cas, « on » ne va pas me rater non plus et interdire la commercialisation de mes produits si je ne verse pas un « tribut » ou un « pot de vin » aux gens qui s’y connaissent mieux dans le fait de remplir leurs poches plutôt que leurs neurones !

    Plutôt que de baisser les bras, je pense que si ce jour arrive, je laisserai mon savoir sur la toile et apprendrai aux gens comment fabriquer leur pharmacie naturelle perso ; j’ai déjà commencé des cours gratos sur la toile, mais une bande de connards me lynche par jalousie et bêtise, comme c’est le cas de la jeunesse francophone actuelle: se croire tout permis: Des graines de futurs politiciens….

    D’autre part, avis aux journalistes, j’ai une histoire croustillante ( belge) à mettre sur la toile, si cela vous dit, vous rédigerez cela mieux que moi….Une grosse arnaque politique ( preuves à l’appui) dans le cadre de la santé et des médecines naturelles mais peut être qu’avec mon nom, vous avez compris de quoi il s’agissait…

    Bref, c’est le moment d’être solidaire les uns des autres en matières de thérapies naturelles si nous ne voulons pas que le prochain gouvernement nous concocte une potion venimeuse de derrière les fagots ! Là plus question de pétition: On est tous morts… On a déjà 2 gros virus candidats pour la place de grand Inquisiteur et une toxine européenne qui se promène sur la toile: Je ne l’ai pas vu tout de suite, sos…

    Marie Raskin
    Dr en biochimie etc…

  11. de Bohan Gilles dit :

    Bonjour
    Je regrette votre article…
    En effet, si on ne le lit pas jusqu’au bout, on peut penser que cette directive européenne est injustement attaquée.Il suffit de lire les commentaires pour voir que ceux qui vous lisent regrettent d’avoir signé la pétition.
    En voulant être objectif, avec des données incomplète, vous tentez de casser un mouvement de résistance à la tentaculaire toute puissance des Eurocrates.
    Vous ne servez ni la cause du « bien être », ni celle de la liberté et vous confortez la position des grands groupes;
    La réalité est bien celle qui est dénoncée par la pétition, a savoir que les grands groupes , avec l’appui des Eurocrates, vont encore restreindre nos libertés.
    Et ç’est dramatique. N’en soyez pas complice, par pitié.
    Je me demande pour qui vous « roulez »…

    Gilles de Bohan : gildb@orange.fr

  12. Jeanty Alain dit :

    Hello,
    Et si c’était juste un moyen subtil de récolter des centaines d’adresses mail facilement ? De toute façon, vrai ou pas, tout ceci a le mérite d’attirer l’attention sur un problème bien réel, le lucratif lobby de l’industrie pharma. Belle journée à tous.

  13. Aromafan dit :

    Bonjour à tous.
    Merci pour cet article. Le laboratoire belge Pranarôm en a publié un sur son blog qui va un peu dans le même sens. Soutenant la pétition mais expliquant plus clairement ce qu’il en est pour calmer les inquiétudes :
    http://www.mon-aromatherapie.com/non-classe/panique-pour-les-plantes-medicinales-la-fin-n%E2%80%99est-pas-tout-a-fait-pour-demain

  14. Ksénia dit :

    La poudre aux yeux voilà ce que c’est tout ce charabia!

    Et quelle foutaise! Depuis quand ça l’Europe est l’endroit clé des monsieurs madames je sais tout sur les plantes? Utiliser plus que les plantes qui sont reconnu par UE ce n’est qu’un moyen comme un autre de filtrer les produits!

    Ils devraient d’abord revoir leur politique et leur gouvernement ( dont la Belgique en particulier) avant de s’attaquer aux plantes qui eux au moins ont fait leurs preuves depuis des siècles!!!!!

    Et le message alarmant qui circule sur internet exagère peut-être certaines choses, mais le fond est vrai comme le bonjour!

  15. Ca me fait aussi penser à l’effroi qu’avait connu la France (et moi) lorsque l’Europe avait décidé d’interdire les fromages non-pasteurisé.

    « Première rectification de taille qu’il effectue par rapport à ce texte : il est faux de dire que les plantes médicinales seront bientôt interdites en Europe. C’est la vente d’une plante en tant que médicinale (c’est à dire délivrée avec des indications thérapeutiques) qui sera interdite tant qu’on aura pas obtenu une AMM (autorisation de commercialisation) auprès de The Committee on Herbal Medicinal Products (HMPC). Il s’agit de l’aboutissement effectif de la Directive N° 2004/24/CE du 31 mars 2004 relative aux plantes médicinales traditionnelle »

    Une plante médicinale avec des vertus thérapeutique…bizarre, bizarre.
    Nous devrons donc attendre que chaque fruit et légume et ses variétés passe le test devant le comité pour nous dire si les épinards sont bons pour la santé, qu’ils contiennent du fer… Popeye sera censuré pour un bon but de temps.

    Qu’est-ce que je vais bien pouvoir raconter à mon fils, lui qui déteste les légumes. Enfin son avenir est assuré comme Eurocrates…

  16. ycn dit :

    Il y a des interdictions qui se justifient, car il y a des poisons naturels, comme par exemple la prêle.
    Il existe sans doute aussi des revendications de soins qui sont douteux.
    Néanmoins, je reste intéressé par les plantes comme compléments alimentaires.
    Avoir plus de précision sur la décision européenne, permettrait de mieux comprendre l’action en cours.

  17. cri-cri dit :

    Cette loi est déja en aplication en France (et probablement ailleurs en europe, la vérité, c’est que l’industrie pharmaceutique sait très bien que les remèdes naturels font de l’effet et sont supérieurs aux remèdes allopathiques quand ils sont prescrits correctement, en respectant le patient dans son ensemble. la vérité, c’est qu’elle a peur de la concurence. C’est ni plus ni moins qu’un moyen de casser l’action des naturopathes et assimilés. Cest une honte!!!

  18. TVO dit :

    Tous cela n’est evidemment qu’une manipulation des loby pharmaceutiques ,qui veulent obliger les gens a se soigner avec leurs medocs de M….!.Leurs premiers collabos sont les medecins qui recoivent des pots de vin de la part de ses empoisonneurs public!…MON CAS:je suis sujet aux crises d’adrenaline depuis l’age de 5 ans et suis en general a 20/8 ou+ de tention et allergique aux medocs chimiques ; la seule chose decouverte par hasard le jour de mes 13 ans est le cannabis car il fait baisser ma tention et m’empeche d’avoir de violentes migraines et transpirations, il me soulage des crampes musculaires et des douleurs articulaires, me permet de dormir serainement ect… ( je mange bio depuis plus de 15 ans ) et ne me soigne que par des plantes le plus bio qu’il en soit possible comment allons-nous faire pour se soigner; sans parler de la disparition des abeils et des insectes polenisateurs qui sont indispenssable a la survie des especes qui finissent par mourir ! faite attention soleil vert n’est pas loin!

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