Un clic pour la biodiversité!

Par · 6 sept 2010

cahier vertJ’ai reçu ce message de Michel Fautsch, Ingénieur des Eaux et Forêts et talentueux photographe… Je vous invite à le lire, et surtout à participer à l’enquête dont il est question. On croit toujours l’Union Européenne loin de nos préoccupations citoyennes. Quand une possibilité d’exprimer un avis nous est donnée, il faut la saisir!

En 2001, les engagements internationaux se sont multipliés afin d’agir concrètement pour répondre à la crise grave et sans précédent que connaît la biodiversité partout dans le monde. Les Nations Unies et l’Union européenne ont ainsi pris l’engagement de stopper la perte de biodiversité en 2010. Arrivé à cette échéance, force est de constater que l’objectif est loin d’être atteint tant au niveau mondial, européen et même régional. Chez nous et malgré certains signes positifs (recolonisation de la cigogne noire et reconstitution des populations de pics et de rapaces principalement), de nombreuses espèces continuent à régresser ou sont menacées de disparition. Plus grave, des espèces auparavent très communes dans certains territoires commencent également à se raréfier dangereusement. Toujours chez les oiseaux, on peut citer les hirondelles, l’alouette des champs, le moineau friquet, etc.
 
On ne peut pourtant pas dire qu’aucun effort n’a été réalisé depuis 2001. Les investissements en faveur de la biodiversité notamment par le biais des projets Life et par différentes politiques régionales ont permis de rétablir la situation de certains habitats naturels et espèces, sans quoi le constat dressé aujourd’hui serait encore bien plus alarmant. Il est temps de passer à la vitesse supérieure en évitant par exemple que les efforts consentis d’un côté ne soient anéantis par d’autres projets réalisés sans aucune considération quant à leur impact sur la biodiversité. Il est donc urgent de faire contribuer tous les secteurs d’activités qui ont un impact sur les territoires. L’arrêt de la perte de biodiversité ne pourra être atteint qu’avec une réelle transversalité et une prise de conscience généralisée qui se traduira dans l’ensemble des actes posés au quotidien.
 
Ne pas oublier qu’il ne faut parfois que quelques minutes pour détruire des joyaux naturels qui ont mis plusieurs centaines d’années à se constituer. La priorité est donc de préserver ce qui subsiste.
 
La Commission européenne lance une large consultation sur la mise en oeuvre de la stratégie biodiversité post-2010. C’est l’occasion de montrer d’une part que la société est réellement consciente de l’enjeu et d’autre part de proposer des solutions originales dont nous aurons bien besoin pour répondre à ce défi immense.
 
Consulter le site :
http://ec.europa.eu/environment/consultations/biodecline.htm
 
et notamment le lien :
http://ec.europa.eu/yourvoice/ipm/forms/dispatch?form=biodecline
pour répondre au questionnaire en français.
 
N’hésitez pas à transférer ce message pour inciter à participer à l’enquête de la CE et pour susciter, pourquoi pas, une réflexion sur nos propres actes et décisions (commençons par là !).

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