Soigner ses cheveux sans se faire de cheveux gris

Par · 12 nov 2010

cheveuxLorsqu’ils sont lisses, on les voudrait bouclés, parfois c’est l’inverse, les blondes rêvent de couleurs auburn, il est à la mode ces dernières années de se faire de faux cheveux gris, tandis que beaucoup tentent de camoufler la blancheur naissante de leur toison…  Bref, les soins capillaires ont du succès et représentent un marché important, il suffit de se rendre dans ce rayon des supermarchés, drogueries et pharmacies pour s’en rendre compte !

 

Si on observe de près les étiquettes des shampoings et autres soins capillaires, il y a pourtant parfois de quoi se faire des cheveux blancs ! C’est sur ce sujet que je faisais le point ce vendredi dans Nuwa (La Première, RTBF)… Le podcast est en ligne ici!

 

Les shampoings sont des détergents… Or, alors que les produits ménagers sont soumis à des obligations réglementaires quant à leur biodégradabilité, ce n’est pas le cas des produits capillaires. Ils prennent pourtant la même direction que les lessives en rejoignant les eaux usées. Mais le règlement européen sur les cosmétiques ne tient compte que des impacts sur la santé, pas de ceux sur l’environnement.

 

Est-ce qu’on mesure l’effet de ces substances dans l’environnement ?

C’était l’objectif du projet Poseidon, financé par la Commission européenne de 2001 à 2006 : ce projet s’est penché sur l’élimination des produits d’hygiène (et des médicaments) dans les eaux usées par les stations de traitement. Le constat était interpellant : parmi les substances étudiées, qui ne représentaient qu’un échantillon des polluants potentiels, toutes ne sont pas éliminées par les traitements. Elles se retrouvent dès lors en faible concentration dans le milieu naturel, avec le risque de leur accumulation dans les sédiments et dans les organismes aquatiques et donc avec le risque d’entrer dans la chaîne alimentaire. Il est difficile pour les usines de traitement de l’eau d’éliminer totalement ces polluants… La situation est encore plus préoccupante dans les pays en développement, qui ne disposent pas d’équipements du tout, ou d’équipements beaucoup moins performants… Parmi les indésirables des produits capillaires, on peut citer le zinc pyrithione (shampoings anti-pelliculaires), l’EDTA (agent chélateur), le triclosan (anti-bactérien), le formaldéhyde (conservateur), les parfums, les agents opacifiants, certains colorants …

 

Pourtant, de plus en plus de shampoings et de soins se disent « naturels »…

Le problème, c’est que bien souvent, ces shampoings se disent naturels juste pour une part d’agents actifs qui ne représentent que 0,5 à 2% du produit : Rita Stiens, l’auteur du célèbre livre « La vérité sur les cosmétiques » l’explique : la plupart des shampoings contiennent 65 à 70% d’eau, 15% de tensioactifs de base, 5% de co-tensioactifs, max 5% d’épaississant…

Certains de ces actifs sont réellement efficaces, comme le panthénol pour hydrater, la protéine de soie pour brillance, tanins de romarin contre cheveux gras… Mais certains sont parfois un peu de poudre aux yeux : la biotine par exemple fonctionne mais plutôt par voie alimentaire. C’est ce que rappelle Rita Stiens dans son livre. Pour avoir de beaux cheveux, c’est avant tout par la voie interne qu’il faut se soigner… Les démêlants et soins traitants font du bien à la chevelure en apparence, mais ils ne soignent pas le cheveux en profondeur !

 

Les colorations capillaires méritent une vigilance particulière : ce sont les seuls cosmétiques pour lesquels on a pu établir un lien entre utilisation et développement de troubles de santé .

Encore récemment, au début du mois d’octobre dernier, Le Figaro rapportait que la société allemande de cosmétiques capillaires Schwarzkopf venait d’être condamnée par le tribunal de grande instance de Marseille à indemniser une coiffeuse atteinte d’un cancer de la vessie et estimant que sa maladie a été causée par son utilisation fréquente des produits de la marque, appliqués sans gants (puisque ceux-ci sont obligatoires depuis le début des années 90 seulement), entre 1980 et 1991. L’affaire n’est pas une première : en 2005,  le comité d’experts de la Commission européenne (Scientific committee on cosmetic products) avait lui aussi rédigé un avis confirmant le lien probable entre l’utilisation de colorants capillaires et le cancer de la vessie, justement, mais aussi la leucémie . La Commission a depuis entrepris de réclamer aux fabricants des dossiers de sécurité, ce qui a conduit à plusieurs vagues d’interdiction de colorants capillaires, notamment 22 substances en 2006. D’autres colorants utilisés aujourd’hui pourraient être interdits dans les années à venir car les études se poursuivent…

 

Qu’en est-il des colorations naturelles en particulier : est-ce qu’elles sont une vraie alternative par rapport aux produits classiques dont on connaît aujourd’hui la toxicité ?

 

Une fois de plus, il faut faire attention : naturel ne veut pas dire sans danger… Le henné, très en vogue, a défrayé la chronique lorsqu’on s’est rendu compte que ses tatouages au henné peuvent générer des allergies graves… Ce n’est néanmoins pas le henné lui-même qui est en cause dans ce cas mais un colorant qui y est associé, la PPD, paraphénylène diamine. Les personnes sensibilisées à la PPD le reste à vie et peuvent donc faire des réactions aux colorations qui en contiennent parfois… En Europe, en 2001, une expertise de l’union Européenne déclarait que le henné (lawsone) peut présenter un danger pour la santé. C’est le principe colorant de la plante Lawsonia inermis dont les feuilles servent à la fabrication du colorant végétal henné. Extrait d’un arbuste d’Afrique du Nord, ce colorant est pourtant utilisé depuis des milliers d’années comme colorant pour cheveux et corps. Pour d’autres toxicologues renommés, la sécurité du henné ne peut être mise en cause. Pour les consommateurs, le doute est néanmoins jeté…

 

Faut-il totalement proscrire les teintures pour cheveux ?

 

Dans la cas du henné, il faut bien se renseigner et s’assurer qu’il n’est pas accompagné de PPD. Dans son livre, Rita Stiens donne aussi ces indications : dans le cas des teintes claires, les produits à composant unique comme les crèmes ou mousses colorantes représentent peu de danger. Plus la couleur est foncée, plus le risque d’être en contact avec des substances nocives pour la santé augmente. Il faut se méfier par contre des produits à 2 composants, souvent accompagnés d’un avertissement, signe de la présence éventuelle d’acides aminés dangereux. Sur le site « Maison bio », on trouve aussi un banc d’essai très intéressant de 6 colorations capillaires vendues dans des magasins bio…Selon ce test, le « produit miracle n’existe pas en matière de coloration naturelle, surtout si on veut l’utiliser pour masquer des cheveux blancs ». Si on cherche un produit de soin, alors les hennés et colorations aux plantes sont largement supérieurs : ils laissent les cheveux doux, nourris et brillants. Mais si on cherche un produit colorant qui couvre les cheveux blancs et d’application facile, les teintures végétales sont plus contraignantes : préparation difficile, temps de pause longs et couverture cheveux blancs médiocre. Autre révélation étonnante de ce test :  une colo qui se dit naturelle se révèle contenir plusieurs éléments très toxiques, tandis que c’est une colo dont les ingrédients sont principalement issus de la pétrochimie  qui se révèle la plus douces pour le cheveu et le cuir chevelu…

 

Comment s’y retrouver dès lors face à ces produits ?

 

En consultant ce genre de site, ou celui de Rita Stiens. Depuis le 1er janvier 1998, la Commission européenne a rendu obligatoire la déclaration des composants en se basant sur le système européen INCI (International Nomenclature of Cosmetic Ingredients). Les produits pour cheveux, shampooings, démêlants, après-shampooings, masques, laques, gels coiffants, huiles nourrissantes… affichent tous la liste intégrale de leurs ingrédients comme l’exige la réglementation puisque ce sont des cosmétiques. Dans son livre et sur sont site, Rita Stiens donne des indications sur la toxicité des différents ingrédients de cette liste… Mais il faut encore, à partir de cela, se pencher sur les étiquettes avec attention !

 

Pas toujours évident, si on n’est pas familiarisé avec ce genre de langage, et si on n’a pas le temps… Est-ce que c’est une bonne idée dès lors de s’adresser à des coiffeurs « verts » ?

Cela peut être une bonne idée, mais cela ne dispense pas de se renseigner sur les produits utilisés. En Belgique, il existe 2 chaînes de coiffeurs verts : Hairborist et Le Salon vert. Point commun : la totalité des produits utilisés ne sont pas nécessairement naturels. Au Salon Vert par exemple, on a opté pour des colorations qui continuent à faire appel à de l’ammoniac, même si elles en contiennent seulement 9% par rapport aux 36% des produits classiques. Il faut donc se renseigner sur les produits utilisés au cas par cas. Hairborist pratique une vraie transparence par rapport à l’ensemble de sa gamme, et commence à la labelliser. Mais le choix d’un label n’est pas facile, les cahiers des charges comme celui de cosmebio sont parfois jugés trop laxistes pour les fabricants qui ont une réelle démarche écologique : à titre d’exemple, chez cosmebio, 95% de la formule doit être végétale et seulement 10% doit être bio. Pour obtenir un shampooing bio, m’expliquait Frédéric Bodart, patron d’Hairborist, il suffit de mettre 90% d’eau dont 10% proviendrait d’une distillation d’huiles essentielles bio et c’est ce que font certains. Le label allemand BDIH quant à lui refuse tout matière issue de la pétrochimie, mais ne prête pas beaucoup d’attention à l’origine bio. Le nouveau label Natrue ne fait quant à lui pas appel à un organisme de contrôle indépendant, ce qui pose d’autres problèmes… Hairborist a pour l’instant opté pour une labellisation Ecogarantie, la plus sérieuse à ses yeux, pour 2 d’entre ses produits (shampoo sensity et amino-organique extra doux) : le cahier des charges Ecogarantie n’autorise aucune substance pétrochimique et exige que toute substance végétale soit obligatoirement labellisée bio. Le contrôle est réalisé par un organisme indépendant, Certisys, anciennement connu sous le nom d’Ecocert. D’autres produits de la gamme devraient bientôt être eux aussi certifiés… Mais le chemin est parfois long pour cela. Je vous propose de lire à ce sujet l’explication fournie par Frédéric Bodart, et qui donne une bonne idée de la difficulté de concilier produit de qualité professionnelle apportant des effets tels que le recherchent les clients, et non-toxicité pour la santé et l’environnement. Parmi les détails intéressants, Frédéric Bodart m’expliquait notamment qu’un des shampoings Hairborist gardait une formulation plus classique pour en venir à bout des teintures et autres traitements chimiques, phase obligatoire avant de passer à une coloration naturelle… J’ai vérifié cette information. Dans le même ordre d’idée, sur le site Maison Bio, on conseille de détoxiner le cheveu durant deux mois avec de l’argile, avant de passer à une colo naturelle si on a opté avant pour des colorations classiques…

 
 

actu_r8hb7jA propos des coiffeurs verts, on peut relever cette intitiative  française récente : les Institutions de la coiffure (qui regroupent les professionnels de la coiffure) viennent de lancer un nouveau label « Développement durable : mon coiffeur s’engage », qui distinguera sur une échelle de 1 à 3 (et signalera aux clients) les salons de coiffure faisant des efforts en matière de responsabilité sociale et environnementale. L’initiative mérite d’être soulignée même si elle montre déjà vraisemblablement des limites regrettables : dans les brochures comme « Mieux utiliser les produits chimiques » publiées à l’attention de la profession par AG2R (qui regroupe syndicats et assureurs de la profession), on lit pour l’instant que 40% des professionnels ont des problèmes cutanés et les seuls risques évoqués pour la coloration sont l’eczéma et les irritations oculaires ou respiratoires…

 

On ne se quitte jamais sans quelques conseils pratiques, Isabelle… Vous avez un truc à conseiller pour avoir de beaux cheveux ?

Choisir des produits sûrs en prenant la peine de se pencher sur l’étiquette. Ne pas oublier qu’un shampoing qui ne mousse pas (ce qui est parfois le cas dans les shampoings écologiques/bio) n’est pas moins efficace. La mousse n’est là que pour faire plaisir aux consommateurs… Et puis, être paresseux et ne pas laver ses cheveux  trop souvent ! Ne pas les maltraiter par de trop nombreux shampoings, des séchages agressifs, des permanentes et des colorations. Les soigner par la voie interne, en consommant par exemple des germes de blé. Je vous conseille la lecture du livre « Cheveux au naturel » de Véronique Desarzens aux Editions Sang de la Terre : elle y explique entre autres comment donner de beaux reflets aux cheveux bruns avec du jus de poireaux ou une infusion de thé ou de châtaignier ou comment embellir les cheveux blonds avec la fameuse camomille. Rita Stiens, toujours elle, vous donne aussi dans son livre une recette de soin lissant naturel : dissoudre une cuillère à café de miel dans 75 ml d’eau tiède, ajouter une cuillère à café de vinaigre de pommes, masser les cheveux, rincer… Et le tour est joué !

 

Réponses de Frédéric Bodart d’Hairborist à propos de l’évolution de sa gamme :

 

- Shampoo enfant va être labellisé Ecogarantie en 2011 : il pourrait déjà l’être car les ingrédients sont depuis des années en conformité avec le cahier des charges Ecogarantie…

 

- Essence : seul le germe de blé n’est pas bio, tout le reste oui… La raison est que le germe de blé bio est 5 à 6 fois plus cher que le non bio. J’accepte de payer deux fois plus cher mais entre 10 euros le kg et 60 euro au kg, mon choix est vite fait. De plus l’approvisionnement est très difficile à garantir. Je pourrais enlever le germe de blé mais il donne vraiment un super effet dans le cheveu. J’ai composé pour un client français une huile en remplaçant le germe de blé par de l’huile d’olive bio, mais ce n’est pas parfait, j’ai trouvé d’autres huiles qui pourraient le remplacer, on fait les tests actuellement. on sortira essence bio en mai si tout va bien.

 

- Repair, le produit phare de la gamme, ne peut être labellisé car il contient un laureth-2. Le laureth – 2  est un émulgateur contenant 2 molécules éthoxylées. Les « bios » refusent toute ethoxylation. Comme le taux est faible, nous avons décidé de travailler avec. Il existe un autre émulgateur accepté par Ecogarantie que nous utilisons pour d’autres gammes mais il n’arrive pas à la hauteur de celui-ci en terme de résultat. Le principe de l’émulgateur est d’éliminer au contact de l’eau l’excédent de matière grasse. La subtilité réside dans le fait d’éliminer le gras tout en conservant  les principes actifs au coeur des fibres. Cette huile est magique car elle reconstruit le cheveu par l’intérieur. Si je change la formule, plus de la moitié de mes clients coiffeurs réclameront. Il aurait fallu directement travailler avec cet émulgateur bio mais il n’existait pas à l’époque de la création d’hairborist. Créer un deuxième repair bio en parallèle au premier n’a pas de sens car cela ferait double emploi ce qui n’est pas dans l’esprit de notre entreprise.

 

- En shampooing, seuls les shampooings gras et secs ne sont pas labellisables car ils contiennent encore du sodium laureth sulfate, tensioactif  anio-actif contenant deux molécules éthoxylée. Je pourrais le changer  en ammonium lauryl sulfate, matière acceptée par Ecogarantie mais pour moi, le produit est plus agressif pour le peau que le laureth sulfate qui est adouci par cet estérification. On aurait plus de risque de pellicules. Cette matière permet d’éliminer plus facilement les substances chimiques tels que les silicones et les dérivés de pétrochimie provenant d’autres cosmétiques traditionnels. Ce shampooing sera un parfait shampooing de transition avant de pouvoir éventuellement passer à l’extra doux ou au sensity. Le problème des shampooings bio est qu’ils sont plus  doux  donc, par principe, lavent moins et s’adressent plutôt à un public ayant des cheveux naturels ou à des enfants et des adultes n’ayant aucun problème de peau. J’utilise personnellement le sensity (car je suis allergique au sulfate contenu dans les shampooings) mais je suis obligé de me laver tous les jours les cheveux car j’ai la peau grasse depuis l’âge de 16 ans. Il est difficile après une aussi longue période de rétablir un équilibre parfait. Si je voulais me laver les cheveux que deux ou trois fois par semaine, je devrais continuer à utiliser le shampooing cheveux gras contenant un peu de sulfate.

 

- Le shampooing cheveu sec est un shampooing adapté aux colorations chimiques avec 3% de sodium laureth sulfate mais adouci avec des tensioactifs doux à base d’acide aminé et de sucre. On pourrait utiliser le sensity mais il faut, après une couleur chimique, pourvoir enlever de la peau toute la coloration car elle serait sinon très cancérigène.

 

maintenant même si ces deux shampooings ne sont pas bio, ils sont toujours de très loin plus doux que ceux issus de la pétrochimie car le taux de matières négatives y est très faible. -Le baume démêlant contient une matière non bio aidant à faciliter le démêlage. Dans l’esprit professionnel, ce baume doit pouvoir démêler en trois secondes ce qui ne serait pas réalisable avec un démêlant de type bio. Le produit n’est pas dangereux d’un point de vue santé publique mais il n’est pas facilement biodégradable car c’est un quaternaire et tout ce qui est quaternaire est proscrit par les « bios » à cause de ce problème de moins bonne biodégradabilité.

 

-Concernant les produits de finitions, on n’arrive pas à en réaliser suffisamment efficace en 100% bios car il faut que cela résiste à l’eau. je travaille sur ce projet pour 2011.

 

-Les aromasynergies seront labellisées bio en 2011 (une fois que je trouve le temps de remplir les dossiers!!!) car tous les ingrédients sont bios depuis bien longtemps.

 

-Les huiles essentielles sont à 90% déjà bio depuis de nombreuses années mais je n’estime pas nécessaire d’acheter un label pour ces produits. Les coiffeurs me font confiance et je peux à tout moment prouver ce que je dis en montrant les factures d’achat de mes produits à qui veut avec la preuve que mes fournisseurs ont une licence bio pour le numéro de lot en question.

 

L’avantage d’un label bio est que l’on peut à tout moment retracer  la source. Les contrôles sont réalisés en examinant la comptabilité, nous avons également un programme Excel traçant chaque entrée et sortie en bio afin de connaître la destination de la matière première dans la formule

 

- Concernant les couleurs, elles sont naturelles à 100% mais pas bio. On réalise des choses merveilleuses avec, mais les coiffeurs belges ne comprennent pas que le public voulant ce service est prêt à prendre le temps de l’appliquer. En France, on applique nos couleurs et le client rentre chez lui avec elle sur la tête et la rince quelques heures plus tard, il suffit d’un joli chapeau pour camoufler le tout. Pour moi, le danger des couleurs classiques s’est accru depuis qu’elles ne contiennent plus d’ammoniac car les gens n’ont plus l’impression qu’elles restent toxiques. Encore pire évidemment pour le coiffeurs ne prenant plus aucune précaution…Pourtant elles contiennent toujours autant de paraphénylene diamine, resorcinol ou toluène. Nos couleurs sont des extraits de plantes dans lesquels on rajoute de l’eau bouillante. On peut réellement couvrir les cheveux blancs mais il faut pour cela maîtriser les techniques. Pour moi, seuls les coiffeurs devraient les utiliser car si vous achetez un pot de poudre en magasin bio, vous n’obtiendrez jamais le résultat souhaité.

 

 

En conclusion, voir clair dans ce domaine est très difficile. Le code « inci » n’est pas tout. Par exemple, prenez la « tocopherol » plus connue sous le terme de vitamine E : vous pouvez en avoir d’origine naturelle provenant d’extraction d’huile… et vous pouvez en avoir d’origine synthétique. Pourtant le code inci est le même pour les deux. Dès lors, dès que vous analyser une composition à l’aide du programme de Rita Stiens sur le web www.laveritesurlescosmetiques.com cela ne vous dit en aucun cas que le produit est réellement d’origine naturelle. Seul un travail d’enquête au sein des entreprises vous éclairera  sur le bien fondé de celles-ci. Elles n’ont qu’à vous ouvrir leur comptabilité pour vous le prouver. Si elles n’ont rien à cacher, elles le feront.

Commentaires4 Comments

  1. Henné dit :

    Bonjour,
    J’ai 58 ans et j’utilise du henné depuis l’âge de 25 ans environ. Au début c’était pour donner de jolis reflets à mes cheveux couleur châtain foncé. Aujourd’hui, mes cheveux sont poivre et sel et j’utilise toujours du henné mais pour les colorer. J’achète le henné dans les magasins marocains ou turcs. Je prends la couleur « châtaigne », « auburn » ou « acajou », cela dépend de ce que je trouve. Je fais une pâte avec 5 càs de poudre de henné à laquelle je rajoute de l’huile d’olive et de l’eau tiède, pâte que j’applique sur ma chevelure durant 2h1/2-3h et ce toutes les 3 semaines. On m’appelle maintenant « la rousse flamboyante ». J’entends parler d’allergie, je n’ai jamais eu de problème si ce n’est un peu de chatouillement temporaire dans la nuque quelques heures après le rinçage. C’est tout. Je n’ai pas du tout envie d’utiliser des colorants industriels.

  2. Isabelle dit :

    Merci pour votre témoignage « flamboyant »!-)

  3. Laurence dit :

    Bonjour,

    Après avoir consulté le site de Rita Stiens, je me rends compte que notre choix pour les shampooing Lush est loin d’être le bon. Heureusement, celui qu’on a choisi fait partie de ceux ayant le moins de composés nocifs dans la gamme de Lush. Mais je m’interroge sur les alternatives.

    Ce qui nous plaisait chez Lush c’est le fait de se débarrasser des flacons en plastique que l’on retrouve dans tous les shampooings, même bio, et qui ont un impact non négligeable sur l’environnement, tant lors de leur fabrication que de leur recyclage.

    Merci pour vos idées.

    Laurence

  4. cornelia dum dit :

    Quel choix est moins dommageable (moins toxique) et que peut-on réellement faire pour se mieux se protéger lorsqu’il s’agit de teintures à cheveux?

    Six marques disponibles sur les tablettes des magasins de produits naturels ( Sanotint , Herbatint , Color&Soin , Naturetint , Hair fashion Alegretti , EcoColors ) ont été analysées pour vous. Voyez leur décryptage toxicologique sur la page Teintures à cheveux non toxiques sur http://www.corneliadum.com.

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