Plongeon dans un carton de couches lavables…

Par · 17 déc 2009

Guide des couches lavablesMe voilà enfin pour vous raconter la suite de cette drôle d’aventure. Si j’ai pris tant de temps, c’est qu’il fallait d’abord laver et faire sécher les couches et inserts trois fois d’affilée. Et comme il ne faut pas les mettre au séchoir (ce qui en plus serait un non sens du point de vue écologique), ça m’a pris un certain temps, le tout sous le regard sceptique de mon cher et tendre.

Le premier week end, il y a 2 semaines, j’étais parvenue à avoir des couches « prêtes » à porter pour le dimanche après-midi. Avec un certain trac, j’ai couvert les fesses de Mathieu d’une jolie « tout en un » orange, et hop. A priori, c’était facile. J’y avais glissé, comme recommandé par mon vendeur-prêteur, une feuille de papier absorbant spécialement conçu pour cela. Ce n’est pas une obligation, mais comme ce sont des couches que l’on me prête, c’est conseillé pour tenter de les garder dans le meilleur état posible. Mathieu a très bien pris « la chose »… Mais ce jour-là, quelques heures après, c’est moi qui ai déchanté. Ici, attention aux âmes sensibles, détournez-vous des prochaines lignes, odorantes. Je ne ferai pas un dessin, mais alors que lors de son explication, mon coach à langes m’avait dit « Vous verrez, quand ils sont plus grands, avec ce papier c’est tout simple: on peut évacuer facilement le cadeau dans le wc »… le cadeau m’est parvenu ce jour-là sous une forme plutôt liquide que solide. Je vous passe les détails! Le lange n’avait pas percé, mais à l’intérieur, c’était pire que la boue des tranchées de l’Yser. Un effet des chocolats de Saint Nicolas?

Quoi qu’il en soit, je me suis bien gardée de raconter cette première expérience ce jour-là à mon homme. Et j’ai décidé alors de d’abord laver cette couche pour voir comment elle sortirait de ce parcours du combattant. Nickel! Après avoir laissé passer la semaine, je suis remontée au front le samedi. Et là, miracle, tout s’est passé comme prévu! Eurêka me disais-je, c’est super! Le dimanche, par contre, nous avons subi une nouvelle offensive des moins ragoutantes. Je voudrais pouvoir vous coller ici la photo de nos têtes ce jour-là, et surtout celle de l’amie dans l’appart duquel a eu lieu une pénible décontamination.

Je ne me suis pas encore décidée à oser demander à la crèche si les accueillantes accepteraient de tenter l’expérience elles aussi, et de prendre ainsi le relais durant la semaine. Ce sera pour ce lundi, si le week end est concluant, si j’ai pris confiance… et si je parviens à venir à bout des montagnes de lessive de la famille, afin d’être sûre que ce linge-là ne traîne pas!

En attendant, je vous conseille cette lecture très intéressante dans laquelle je me plonge, entre 2 lessives et 2 changes!-)))

« Les couches lavables et autres alternatives aux couches jetables », Editions Grandir Autrement, ouvrage collectif sous la direction de Carine Phung, 2008, www.grandirautrement.com

Commentaires4 Comments

  1. Marina dit :

    Les couches lavables, je m’y intéresse de plus en plus !

    Mon compagnon et moi espérons bientôt mettre un bébé en route, et moi qui suit une écolo dans l’âme, je serai tenté par l’aventure, aussi ton témoignage me semble bien utile ! Tiens nous au courant de tes aventures…

    Bises.

  2. Isabelle dit :

    Merci Marina! Un tout nouvel épisode très bientôt sur le blog!-)))

  3. helene dit :

    ne te decourage pas trop vite…. J’utilise des couches lavables depuis les 3 mois de ma fille (elle a 18 mois maintenant) et ca fonctionne bien mais j’en ai essayé beaucoup. Il en existe tellement de sortes! le tout c’est de trouver celle qui correspondent le mieux à ton enfant, à toi même, à ton mari, à la creche…

  4. Elodie dit :

    Ce commentaire vient un peu tard mais pourrait être utile à certain(e)s… Notre fille de 2 ans se balade depuis sa naissance ou presque en couches lavables. Nous avions été bien conseillés par le vendeur et en sommes de manière générale très satisfaits. Je dirais que la lessive est un pli à prendre et que les inconvénients du type « jeter du caca liquide » sont quand même minimes par rapport au gain financier et écologique. La seule difficulté réelle que nous avons rencontrée tient au rythme des changes: si au début, c’était très comparable aux langes jetables, en grandissant, notre fille a fait plus et plus souvent pipi avec pour conséquence qu’il faut parfois changer les langes toutes les deux heures. toutefois, tout le monde s’y est fait, y compris la crèche…

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