Artificiel vs naturel: pourra-t-on en finir avec le faux dilemme du sapin de Noël?

Par · 23 déc 2010

noelChaque année, Noël revient, avec son cortège de coutumes et de questions. Force est de constater que celles-ci ont tout de même évolué. Cela fait même quelques années que ce dilemme est médiatisé, et sans doute est-ce le signe d’une plus grande attention à l’environnement, on ne peut que s’en réjouir: du point de vue écologique, vaut-il mieux choisir un sapin naturel ou un sapin artificiel?

Je vous invite à consulter cet article de Test-Achats de 2008 qui faisait très bien le point, déjà en 2008:

Le sapin artificiel est réutilisable mais sa fabrication est trop polluante.  L’association néerlandaise de consommateurs Consumentenbond y a consacré une étude il y a quelques années. La quasi totalité de ces arbres ont des aiguilles en PVC. D’autres parties sont souvent en polyéthylène, moins nocif. Plus grave: certains arbres renferment, en plus du PVC, d’importantes quantités de cadmium, de chrome ou de plomb. Les faux sapins sont souvent originaires de Chine, de Thaïlande ou du Vietnam, ce qui implique une plus grande pollution par le transport que pour les sapins véritables. Mais, d’un autre côté, il faut évidemment tenir compte de ce que les sapins artificiels sont en principe conçus pour durer plusieurs années, alors que les vrais ne durent que l’espace des fêtes de fin d’une année.

 L’association de défense des consommateurs néerlandaise a dès lors tenté de mesurer l’impact sur l’environnement des sapins véritables et artificiels pendant tout leur cycle de vie. Ils se sont donc intéressés à la consommation d’eau, d’énergie et de matières premières, aux rejets de substances polluantes dans l’air et dans l’eau, et aux résidus après combustion.  Pour les sapins artificiels, le problème vient surtout des métaux lourds libérés dans l’atmosphère quand on les brûle. Leur combustion produit également davantage de gaz carbonique (à effet de serre) que dans le cas des sapins véritables. En effet, brûler un arbre naturel donne à peu près la même quantité de gaz carbonique que celle qu’il a absorbée dans l’atmosphère au cours de son existence. Ce qui permet au Consumentenbond de conclure que, même si l’on n’achetait un sapin artificiel que tous les 20 ans, au lieu de 20 fois un sapin véritable chaque année, la balance pencherait encore en faveur du sapin naturel.  Enfin, la fabrication d’un sapin artificiel consomme à peu près la même quantité d’eau et cinq fois plus d’énergie que la production d’un sapin véritable.

Préférez-lui un sapin issu d’une forêt locale gérée de façon durable. En Belgique, vous trouverez surtout du Nordmann, qui perd peu d’aiguilles, et de l’épicéa, qui pousse plus vite et avec moins d’engrais et de pesticides.

Autre argument relevé lors de mes investigations:
Lors de sa croissance le sapin, comme tous les arbres capitalise du dioxyde de carbone (CO2) qu’il prélève par photosynthèse à l’atmosphère et le transforme en bois, eau et oxygène. Cette soustraction permet de réduire l’effet de serre nocif pour la planète. De ce fait l’arbre de noël joue un rôle dans la lutte contre le réchauffement climatique. Plus le sapin est jeune, plus l’importance de la croissance demande un apport de CO2. Les arbres sont aussi de vrais purificateurs d’air en supprimant ne nombreux polluants présent dans l’air.
Voir à ce sujet le dossier de l’Arehn : http://www.arehn.asso.fr/dossiers/changement_clim/constat.php

 

Enfin, si vous vous intéressez davantage à l’impact des cultures de épicéas sur la biodiversité d’Ardenne, je vous conseille la lecture de cet article:http://www.fsagx.ac.be/zg/Publications/pdf%20zoologie/1451-1500/1479.pdf

 

 Pour finir, et pour les accros du roi des forêts, quelques sources supplémentaires d’informations :

 

http://www.ecoconso.be/spip.php?page=imprimersans&id_article=404

http://www.crioc.be/FR/index.php?mode=document&id_doc=5412&lang=fr

 http://www.lalibre.be/actu/belgique/article/320127/mon-beau-sapin-roi-des-salons.html

Last but not least, une séquence radio à podcaster, avec un reportage chez un producteur ardennais de sapins labellisés « Véritable »:  

http://www.rtbf.be/lapremiere/emission_nuwa?id=992   

Et puis, comme à cette heure, votre choix est sans doute posé, et le sapin installé, n’oubliez pas de relativiser son empreinte écologique en veillant à une décoration durable, et notamment à un éclairage raisonnable. Vous trouverez dans cet article des chiffres qui vous donneront sans doute envie de ne pas jouer la surenchère des éclairages de Noël…

Que votre fête n’en soit pas moins lumineuse… et d’autant plus légère!

Commentaires1 Comment

  1. Capucine dit :

    Un argument en plus en faveur de l’épicéa local : il sent BON !!!

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